Edito

Au 1er janvier 2015, la transformation de la communauté d’agglomération en Métropole sera un rendez-vous majeur qui va conditionner l’attractivité de toute la région urbaine pour les décennies à venir.

Toutes les communes de l’agglomération seront très fortement impactées par cette transformation, avec un transfert massif de compétences et de personnels vers la Métro.

A nos yeux, cette mutualisation doit se traduire par une amélioration des services publics et une simplification administrative, pour une proximité accrue et dans un objectif majeur de réduction des dépenses publiques pour contenir la fiscalité sur le territoire métropolitain.

C’est en tout cas l’objectif auquel sont attachés l’ensemble des élus qui composent le groupe « Métropole d’avenir », élus communautaires placés dans l’opposition par la volonté du Président Christophe Ferrari et de son exécutif qui ont préféré à la différence d’autres intercommunalités en France faire passer l’intérêt partisan avant l’intérêt intercommunal.

C’est donc avec une majorité de circonstance entre le groupe socialiste et apparentés (PASC), le groupe des Verts, du Front de gauche et du Rassemblement Citoyen (RCSE), les communistes (CD) et le groupe des petites communes (ADIS) que le Président a constitué son exécutif de gauche, sans qu’aucun projet n’ait été officiellement présenté ni aux élus métropolitains ni aux habitants de la Métro.

Sous couvert des mots de transparence et de démocratie participative déclamés sans cesse devant élus et citoyens, ce sont bien les maux de la politique politicienne et du dogmatisme que l’on perçoit. L’exclusion de plus de 31 communes – sur 49 – du bureau de la Métro, et ce, pour la première fois depuis la création de l’intercommunalité grenobloise, en est l’expression flagrante.

Il nous faudra donc être vigilants car la Métropole est l’affaire de tous, quelle que soit la sensibilité politique du maire ou de son équipe, quelle que soit la taille de la commune, quelles que soient ses spécificités sociales, économiques, géographiques. L’accord que le Président de la Métro a passé avec le Maire de Grenoble ne doit pas se concrétiser par la mise en place de politiques publiques qui conduiraient à une détérioration du rayonnement économique de notre territoire et de sa qualité de vie.

Il est indipensable de préserver l’identité de notre territoire, son modèle économique basé sur un soutien à l’innovation, et développer les grandes infrastructures de transport nécessaires à son désenclavement. Nous avons besoin de mettre en place une politique adaptée aux besoins et attentes des forces vives de notre agglomération pour ne pas amplifier les problèmes d’accès et d’isolement qui fragilisent nos emplois dans l’industrie, l’artisanat, le commerce…

Ainsi, c’est dans un état d’esprit constructif que nous participerons à cette Métropole ; nous ferons des propositions, des remarques si nécessaire, et le cas échéant, n’hésiterons pas à critiquer ou dénoncer des politiques ou décisions qui nous paraitront aller à l’encontre de l’intérêt général, de notre territoire et des concitoyens qui nous ont fait confiance dans nos communes respectives.

La réussite de la Métropole, que nous appelons de nos vœux, doit passer par l’élaboration d’un projet partagé, respectueux de chacune des 49 communes et de son personnel communal.

Un projet respectueux des attentes de tous les concitoyens de l’agglomération, qu’ils soient de Grenoble ou d’ailleurs.

Un projet non partisan, moderne et ambitieux pour saisir, comme une chance, cette transformation en Métropole qui doit offrir une nouvelle dynamique à la Métro, « pour une autre agglo ».

 


JDMBJean-Damien MERMILLOD-BLONDIN

Conseiller Métropolitain, Maire de Corenc

Président du groupe « Métropole d’Avenir »