METROCABLE, UN OUTIL PERTINENT POUR LA MOBILITÉ URBAINE, À CONDITION QU’IL SOIT INSTALLÉ SUR UN TRACÉ PERTINENT !

Jean-Damien Mermillod-Blondin vient de rappeler que le groupe Métropole d’Avenir a toujours soutenu le développement du transport par câble comme outil à part entière de la gestion des déplacements.
Que le tracé de Métrocâble sur les axes aujourd’hui embouteillés (Voreppe-Grenoble ou Crolles-Grenoble) aurait été plus pertinent, avec la création de parkings silos, à la fois pour répondre à plus de fluidité dans la circulation et à l’objectif de réduire la pollution. Cela aurait dû être prioritaire.
Mais puisque le tracé choisi est transversal, il appartient aux élus du groupe Métropole d’Avenir de porter un avis attentif à la délibération proposée.
C’est pourquoi, si l’on peut se satisfaire d’une avancée par l’intégration du Métrocâble comme un élément, à part entière, du réseau de transport en commun, plusieurs questions et remarques ont été formulées.
1. La suppression de l’option au Parc d’Oxford car les entreprises n’ont pas souhaité contribuer au financement du projet. En espérant que ce ne soit pas un précédent pour valider ou non des tracés de transports en commun.
2. Faire confiance aux savoir-faire des opérateurs du câble avec l’utilisation de techniques reconnues et qui ont déjà fait leurs preuves. Solliciter des nouvelles technologies et expérimentations pour réduire des coûts ne doit pas se faire au détriment d’un service fiable et sécurisé.
3. L’étude sur les besoins est prioritaire ! Puisque c’est ce qui justifie le choix de cette ligne. Est-ce que tous les habitants à venir des Portes du Vercors travailleront sur la Presqu’île scientifique ou à Saint Martin le Vinoux ? Mais d’une manière générale, il faut être vigilant sur la multiplicité des études qui représentent un coût non négligeable dans les projets. De nombreuses études ont déjà été réalisées, il faut pouvoir les rationaliser, les réutiliser.
4. Le coût prévisionnel est estimé à 54,2 M€, aux conditions économiques de novembre 2014 et doit nécessairement être révisé afin d’être au plus près des réalités. Un tour de table des potentiels financeurs, sur la base du projet aujourd’hui défini (Etat, Région, Département, Métropole…).
Pour toutes ces raisons, et en l’état des éléments exposés, les élus de Métropole d’Avenir ont voté contre cette délibération.