GENERAL ELECTRIC AU CONSEIL METROPOLITAIN !

Le Conseil de la Métropole suspend sa séance pour laisser la parole aux représentants des salariés de la société Général Electric qui est en passe de subir un plan de licenciement sans précédent qui représente 345 postes au sein de la société, sans compter les emplois induits. En cause, des choix soi-disant « stratégiques » qui condamnent à Grenoble et en Europe la filière Hydro. Une filière qui représente l’histoire économique et industrielle de l’agglomération grenobloise, pionnière de la houille blanche.
Emmanuel Macron avait soutenu le rachat des activités énergie d’Alstom par General Electric qui s’est concrétisé après des mois de tractations et de rebondissements, il y a si peu de temps…


Un rebondissement aujourd’hui particulièrement incompréhensible lorsque qu’il y a à peine un an, en juin 2016, Jeff Immelt, le PDG de General Electric, aujourd’hui sur le départ, s’était engagé à créer 1000 emplois nets en France d’ici la fin 2018. Finalement quid des créations ? Quid des investissements promis ?
Un choc inacceptable pour 345 salariés, et des conséquences intolérables pour 345 familles qui abordent l’été avec l’angoisse de l’avenir.


Une leçon cependant pour notre pays, mais également pour nos instances Métropolitaines qui attendent toujours le dernier moment pour être à l’écoute des entreprises, de leurs salariés. Non seulement il faut en appeler à l’intervention du Président Macron qui n’est d’ailleurs pas étranger à ce dossier, mais Il faudra à l’avenir en tirer les conséquences sur le plan métropolitain et construire des relations plus étroites avec le tissu économique pour essayer si ce n’est de peser en amont sur ce type de décision, pour le moins peser de tout son poids pour veiller à ce que les salariés soient mieux respectés et accompagnés face à des décisions aussi catastrophiques. Le prochain vice-président en charge de l’économie devra impérativement avoir cette préoccupation à l’esprit !