CONSEIL METROPOLITAIN DU 17 MARS : VOTE DU BUDGET 2017

C’est après 5 longues heures de débat que le groupe Métropole d’Avenir a décidé de prendre la parole, pour s’exprimer sur le budget 2017 proposé par la majorité métropolitaine. Le choix, en effet, était simple : le groupe devait-il une nouvelle fois montrer son désaccord sur un grand nombre de points, thème par thème, ou faire entendre au conseil un long silence désapprobateur ?

Face à ce budget, notre groupe est confronté à des problèmes majeurs: lors du passage en Métropole, l’idée était de faire soit mieux, en restant à un niveau de dépense constant, soit « au moins identique, mais pour faire des économies ». L’article L.5517-1 du CGCT précise bien l’essence de la Métropole : elle « valorise les compétences économiques métropolitaines » ! Le budget actuel détourne donc à la fois la lettre, et l’esprit de la loi. Anticipant la critique de Laurent Thoviste, selon laquelle notre vision du développement économique est « rétrograde », comment ne pas regretter cette opposition systématique entre solidarité et développement économique ?
Comment ne pas regretter que, lorsqu’il s’agit de faire de la solidarité, chacun se réjouit de pouvoir s’appuyer sur les 63% que représentent, en termes de recettes, les produits de la fiscalité économique ?
Comment, enfin, ne pas regretter le choix de la Métropole de continuer à financer le MIPIM, alors qu’il n’est efficient pas autrement qu’en terme de cartes de visites récoltées ?

A titre d’exemples, l’aide aux commerces a été ainsi réduite de 35 000 euros, alors même que les travaux de la compagnie de chauffage ont commencés, et que les commerçants doivent s’attendre à des bouleversements sans précédents en termes d’accessibilité et de circulation… Sur la recherche et l’innovation, le budget passe tout simplement de 260 745 euros à 0 en fonctionnement ! A l’inverse, la liste complète de toutes les études commandées par la Métropole, demandée par notre groupe, ne nous a toujours pas été communiquée, alors même que pour la ZAPA, une étude avait déjà été réalisée en 2013, pour un montant de 296 000 euros. Surprise : une nouvelle étude pour les zones de circulation a été budgétée pour un montant de 296 000 euros.

Penser une Métropole en termes de développement économique est non seulement nécessaire, mais répond à l’esprit même de la loi, malheureusement malmené par un budget, encore une fois, trop empreint d’idéologie.